Quid de l’emploi en France au matin du 8 mai prochain ?

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Alors que l’emploi demeure une des préoccupation majeure des français, les candidats à l’élection présidentielle ont tous placé cette problématique au cœur de leurs campagnes. Les deux candidats qui seront départagés le 7 mai prochain tentent de nous convaincre avec des propositions qui se veulent LA réponse à ce problème de société vieux de plus de quarante ans. Ils nous disent être aptes à relancer un marché de l’emploi quelque peu bancale. Nous avons passé au crible les propositions en matière d’emploi de ces deux candidats. De Marine le Pen à Emmanuel Macron ou de Emmanuel Macron à Marine le Pen, petit tour d’horizon de ce qui est susceptible de nous attendre au matin du 8 mai prochain.

La relance de l’emploi

Marine le Pen :

Pour la président du FN la relance de l’emploi passe essentiellement pas l’apprentissage qu’elle veut rendre possible dès 14 ans avec le développement des lycées pro et techniques. Elle souhaite le retrait de la Loi travail et la création d’un secrétariat d’État dédié aux mutations économiques. Elle veut mettre en place une taxe additionnelle sur l’embauche de salariés étrangers. Enfin elle prône l’exonération totale de charges pour l’embauche d’un jeune de moins de 21 ans pour un délais de deux ans. Si elle n’est pas favorable à une hausse du SMIC, elle ne souhaite pas toucher aux 35 heures mais veut en revanche une défiscalisation des heures supplémentaires tout en maintenant leur majoration.

Emmanuel Macron :

Emmanuel Macron souhaite pour sa part en matière d’éducation, la création de 80 000 places supplémentaires dans les filières professionnalisantes. Des filières qu’il souhaite déléguer aux Régions et aux branches professionnelles. Il prévoit d’ailleurs d’allouer 15 milliards d’euros sur 5 ans à la formation. Pour ce qui est du chômage, le président d’En Marche ! Souhaite que les salariés démissionnaires, mais aussi les commerçants, artisans et autres indépendants puissent eux aussi avoir accès à l’assurance chômage après un minimum de cinq ans d’activité. Il souhaite que le financement de l’assurance chômage se fasse sur les impôts et non plus sur les cotisations sociales. Du côté du Code du Travail, il souhaite laisser plus de marge aux entreprises en matière d’accords de branches et d’accords d’entreprises. Selon lui, le code du travail doit être revu afin de limiter les inégalités hommes femmes en terme de temps de travail et de salaire minimum. Il prévoit aussi une hausse des charges sur les contrats courts (principe de bonus malus). Pour ce qui est des 35 heures, elles restent la durée légale du travail sauf accord de branche ou d’entreprises. Enfin pour le travail dominical et en soirée, il doit se faire sur la base du volontariat et d’un accord majoritaire. En conclusion tous les candidats veulent mettre l’accent sur la formation tant pour les jeunes que pour les demandeurs d’emploi. En revanche, on constate sur le terrain que, si ces attentes sont avérées, elles ne répondent pas complètement aux besoins des uns et des autres. D’un côté on a des employeurs un peu frileux à l’embauche sur des besoins précis et ponctuels et de l’autre on a des femmes et des hommes qui sont en quête de liberté et d’autonomie. Des solutions simples On l’aura bien compris chacun des candidats souhaite mettre en œuvre des réformes, notamment par rapport à la formation et à l’emploi des jeunes, pour relancer la création d’emplois en France. On le sait, en dépit de la hausse constante du nombre de demandeurs d’emplois, certains secteurs ont du mal à recruter par manque de profil adapté ou de main d’œuvre qualifiée tandis que certains salariés peinent de leur côté à faire reconnaître leurs compétences et leurs savoir faire. Alors que chacun cherche des solutions, le portage salarial semble être l’équation parfaite répondant tant aux attentes des entreprises qu’à celle de toutes celles et tous ceux, qualifiés, qui rêvent d’indépendance et d’autonomie.

Le portage salarial : liberté et protection sociale

Alors que 34% des Français déclarent avoir envie de passer le pas de entrepreneuriat, la grande majorité d’entre eux dit ne pas le faire par peur de la gestion fiscale et administrative mais aussi par crainte d’un statut d’indépendant qui risquerait de les mettre en péril. Et pourtant, même si la création d’entreprise n’est pas, elle, au cœur des préoccupations de nos politiques, des solutions simples, encadrées et efficaces existent. D’une grande souplesse et particulièrement enrichissant le portage salarial permet aujourd’hui à 70 000 français d’avoir un statut indépendant tout en bénéficiant des avantages du statut de salarié. Le concept, innovant, est simple : le temps d’une mission choisie et définie avec un employeur, vous êtes salarié d’une entreprise de portage salarial qui facture directement vos prestations à votre client. Ainsi c’est vous qui décidez de votre rémunération et l’entreprise de portage qui s’acquitte de toutes les cotisations obligatoires.

Une convention collective vient encadrer le portage salarial

Afin d’encadrer comme il doit ce nouveau type de contrat innovant, une convention collective vient tout juste d’être signée avec les différents partenaires sociaux et les entreprises de portage salarial. En plus de la souplesse et de la qualité de vie que retrouve le « salarié porté », ce dernier conserve un statut de salarié avec tous les avantages que cela lui confère. De plus cette convention vient donner, outre un statut, des droits au salarié, comme dans toute autre entreprise dite classique. Ainsi vos seules obligations sont celles du contrat conclu entre votre client et vous même. Cet accord majeur vient donner encore plus de garanties au salarié porté, lui octroyant même des indemnités durant ses périodes d’inactivités, mais aussi des droits à la formation. Bref, il semblerait, en cette période de profonde mutation du travail, que le portage salarial soit la solution idéale pour les entreprises qui souhaitent s’attacher les services d’un consultant le temps d’une mission (coût inférieur de 20% au travail intérimaire) mais aussi pour toutes celles et tous ceux qui veulent travailler selon leurs propres règles, pour une rémunération qu’ils ont eux mêmes fixée et à temps choisis. On peut sans crainte les qualifier d’indépendants salariés. La convention qui vient d’être signée entérine une bonne fois pour toutes la légitimité du portage salarial et des innovations qu’il amène dans le paysage de l’emploi. Ce nouveau type d’emploi est la porte ouverte tant à un gain de productivité qu’à un accroissement de la liberté des salariés. Un convention applicable dès cet été Enfin, si elle a été signée en mars dernier, cette convention, dont l’avis d’extension est parue le 13 avril 2017 au JO est applicable dès le premier jour du premier trimestre civil qui suit la parution de son extension au Journal Officiel. Elle sera donc applicable dès cet été à toutes les entreprises de portage salarial. Une petite révolution dans le monde du travail qui devrait susciter de nombreuses créations d’emploi, notamment auprès de toutes celles et de tous ceux qui « rêvent de s’envoler ».

Franck Bégué
Suivez-moi

Franck Bégué

Expert RH spécialisé dans les nouvelles formes de travail
"J'aime les relations humaines. J'aime la richesse de la communication. Ma vie, c'est vous."
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