Générations XYZ : comment les faire cohabiter au sein d’une entreprise?

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Même si la personnalité de chacun est unique à chaque individu, des attitudes communes sont – semble-t-il selon les experts – propres aux différentes générations. Chaque génération reflète l’époque qui l’a traversée, l’inconscient collectif est puissant. Des périodes, des évènements politiques, économiques et sociaux, des progrès technologiques, industriels et humains, et des découvertes façonnent les aspirations d’une génération entière. Les générations qui se succèdent possèdent donc leurs propres valeurs et leurs propres inspirations. Il n’est donc pas étonnant que les générations confrontées entre elles peuvent rentrer en conflit. Il y a un véritable choc culturel! Les méthodes de management peuvent donc être plus ou moins acceptées en fonction de la génération pour laquelle on appartient. La stabilité dans un poste de travail ou d’une entreprise n’a plus la même signification pour les jeunes d’aujourd’hui que pour les générations antérieures. Il faut tout de même rester prudents et mesurés lorsqu’on définit de façon générale un groupe de personnes. L’être humain reste complexe et difficilement classables par catégories. Pour autant, tentons de lister les différences notables entre les comportements et les aspirations de trois générations, la X, Y et Z.

Générations X, Y et Z : petit rappel historique

Des démographes ont situé les générations sur plusieurs périodes : la X correspondant aux personnes nées bien après la seconde guerre mondiale, de 1960 jusqu’à la fin des années 1970. Les enfants de la génération X ont vu le jour dans les années 1980 et 1990, enfin la dernière, la génération Y, a pointé le bout de son nez à partir des années 1990.
La génération X est située après les naissances du baby boom, qui est apparu au sortir de la Seconde guerre mondiale. Professionnellement, elle n’a pas eu la partie facile et a éprouvé des difficultés à trouver des emplois pérennes et bien rémunérés. Le plein emploi s’est terminé avec le crack boursier et pétrolier de 1973. Pour éviter de connaître le chômage ou subir des contrats précaires, les employés de cette génération ont gardé leur emploi, quitte à se lasser de leur activité professionnelle. Ils n’ont pas pris le risque de se réorienter. Il n’est donc pas anormal de constater que ces personnes-là ont eu du mal à comprendre les générations suivantes qui sont plus mobiles et moins attachées à un poste. L’attitude de cette génération est assez égo-centrée, tournée vers elle-même et moins adaptable à de nouvelles situations. Dans la vie de cette génération, le travail est situé au premier plan des préoccupations. C’est un lieu d’accomplissement où les projets permettent de se surpasser, de s’épanouir. Cette génération s’implique donc dans son entreprise, assume des responsabilités et prend de nombreuses initiatives. Elle a l’impression de connaître mieux que tout le monde et peut rentrer ainsi facilement en conflit avec les autres générations. Elle a besoin de considération et d’appartenance à l’image d’une entreprise. Les collaborateurs font partie de la famille. Il n’est donc pas surprenant que leur propre famille souffre de cet attachement viscéral à leur boîte. Les mariages ont volé, pour beaucoup, en éclats. Anciens idéalistes, ils ont apporté de bonnes conditions de travail au sein de leur entreprise et sont aussi relativement matérialistes.

La génération suivante est la génération télévision et la génération digitale de manière générale. Les nouvelles technologies leurs sont familières. Ces personnes-là ont grandi avec des écrans d’ordinateurs, des consoles de jeux vidéo et ont plongé directement dans le monde d’Internet. Les membres de cette génération sont un peu réticents à l’autorité qui ne va pas de soi. Relativement sociables, ils sont à l’aise pour communiquer. Concernant la place du travail dans leur vie, ces individus ne la mettent pas au centre de tout. Ils ont besoin de phases de repos, de décompression. Ils jugent plus important leur santé mentale et psychique que leur labeur au travail. Ils sont donc à la recherche d’une bonne qualité de vie, quitte à changer de région voire de pays et passer d’entreprises à entreprises. Les 35 heures ont été faits pour eux, on dirait…
Il faut dire qu’ils ont dû s’adapter au modèle économique actuel et de ses crises structurelles à répétitions. Cette génération cherche sans arrêt sa place et se méfie des femmes et hommes politiques. Plus diplômés que leurs ainés, ils aspirent à une reconnaissance plus grande de leurs compétences. Ils n’hésitent pas à se former afin d’évoluer tout au long de leur carrière, et pas seulement au sein d’une seule entreprise. Assez rebelles envers l’autorité, ils en ont cure des valeurs traditionnelles de ponctualité, de courtoisie voire de civisme. Ils ne sont pas redevables de leur patron et recherchent le plaisir dans leur activité. Pour eux, l’adage gagnant-gagnant est leur leitmotiv quotidien. Pour cela, ils éprouvent le besoin d’être coacher par un mentor qui pourra leur donner satisfaction. Très matérialistes, ils sont dans l’hyper consommation et s’ouvrent au monde extérieur via les nouvelles technologies de l’information.

Enfin, la génération Z, née après le début des années 1990 est considérée comme la génération silencieuse. Elle a grandi avec les réseaux sociaux et est connectée en permanence. Elle accorde plus de crédits aux nouveaux médias qu’aux médias traditionnels. Elle vit des nouvelles technologies et ne devrait sûrement pas connaître de difficultés à trouver un emploi car la génération du baby-boom prend petit à petit sa retraite. C’est en tout cas la théorie car il faudra bien sûr voir comment évolue l’économie mondiale.

Comment ces 3 génération peuvent cohabiter au sein d’une même entreprise ?

Comment faire concilier ensemble ces générations-là, si différentes entre elles? Elles sont finalement assez complémentaires et peuvent s’apporter mutuellement beaucoup de choses. L’expérience des anciens et de leurs valeurs peuvent apporter aux plus jeunes. Certains peuvent devenir des modèles et ainsi guider ces jeunes loups aux dents longues. Inversement, un peu de fraîcheur et d’enthousiasme peut également égayer les plus anciens.
L’ordre, la rigueur et la discipline sont des valeurs indissociables dans le monde du travail. Et les dernières générations, très créatives et très douées pour les nouvelles technologies, pourront accompagner leurs plus anciens collaborateurs à bien terminer leur carrière professionnelle. En effet, de nos jours, l’outil informatique et la dématérialisation au sens large font gagner du temps et de l’argent à l’entreprise et offrent de nouvelles possibilités et un marché plus large que celui en présentiel. Internet offre une perspective de nouveaux clients potentiels.

Pour parvenir à une alchimie entre les générations, les employés doivent mutuellement se respecter et admettre de travailler les uns avec les autres. Mais ont-ils le choix? Comme toutes les générations, l’être humain est emmené à vivre l’un à côté de l’autre et à collaborer ensemble pour libérer les énergies et la connaissance.
L’aspect humain est évidemment le plus difficile à appréhender au sein d’une entreprise. Des conflits d’autorité ne sont pas à exclure et peuvent être le lot quotidien d’une société.

Bien sûr, on ne vit pas dans le monde des Bisounours où tout est rose, il peut arriver que certaines personnalités, de générations différentes, ne puissent s’accorder. Si tout a été tenté pour réconcilier ces groupes opposés, on peut reconnaître le constat d’échec et en tirer les bonnes conclusions. Certains couples, malgré une thérapie, n’ont pu arrondir leurs différences ou leurs évolutions dans la vie et doivent admettre qu’ils ne s’aiment plus. Le divorce est inéluctable. Dans une entreprise, il est préférable de ne pas arriver à cette extrémité-là mais on peut trouver d’autres solutions comme séparer deux personnes d’un même bureau ou d’un service voire d’une agence. L’ambiance générale d’une équipe doit être érigée en priorité absolue et la meilleure solution pour en assurer celle-ci doit être prise. Un jeu d’équilibriste mais qui en vaut la chandelle…

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